Les substances naturelles végétales ont fourni l’essentiel des médicaments depuis la nuit des temps. En cherchant à tirer de la Nature le moyen de subsister et de se soigner, l’homme a constamment cherché par le jeu d’essais‐erreurs avec son écosystème à sélectionner des ingrédients remèdes plus ou moins bioinspirés. Dans le sillage des découvertes comme celle de la quinine, de la pénicilline, du taxol, et de la GFP (protéine fluorescente verte)… l’homme s'attache toujours à valoriser la biodiversité avec l’ambition de découvrir des outils chimiques et biologiques, non seulement pour les médicaments de demain, mais aussi pour comprendre les interactions intra et interspécifiques au sein des écosystèmes1. Le défi actuel est d’analyser les constituants métaboliques du vivant et de comprendre au niveau moléculaire leur rôle dans les écosystèmes et sur le bien être des êtres‐ vivants. Les domaines de l’environnement, de la santé, de l’agriculture sont largement concernés par la chimie des substances naturelles.